Vos témoignages sur la transpiration excessive

On entend toujours que la transpiration est un phénomène naturel et indispensable pour la régulation de notre température corporelle…bien sûr, mais quand elle commence à s’emballer alors là les choses se compliquent.

Voici un premier témoignage de vie avec l’hyperhidrose :

Témoignage sur la transpiration excessive

On entend toujours que la transpiration est un phénomène naturel et indispensable pour la régulation de notre température corporelle…bien sûr, mais quand elle commence à s’emballer alors là les choses se compliquent.

J’ai 36 ans et je suis maman de 2 enfants de 8 ans et 4 ans et je « souffre » d’hypertranspiration.

Depuis que je suis adulte, il m’est plus facile de gérer ce souci, mais lorsque j’étais enfant ce n’était pas toujours simple de composer avec ses petits camarades pas toujours très compréhensifs, mais plutôt enclins à la moquerie.

Je m’explique ; quand j’étais en primaire et que je devais apprendre une poésie, pas de soucis… jusque-là. Par contre lorsqu’il s’agissait de la réciter devant toute la classe, les choses commençaient à se gâter. Comme pour toute personne devant s’exprimer en public, me direz-vous. C’est vrai, question trac, je suis comme tout le monde, le gros souci c’est que ce fameux trac se traduit en véritable déluge du côté de mes mains, car elles ne sont pas un peu moites, ni très moites mais carrément trempées.

Je me souviens de voir l’instituteur hésiter avant de décider quel élève interroger et là, comme chacun, je me disais dans mon for intérieur « pourvu que ce ne soit pas moi ».

Quand l’alerte est passée quel soulagement, mais quand les jours passent et que tous les élèves ont presque été interrogés, la pression monte: je sens les battements de mon cœur qui s’accélèrent et en même temps mes mains qui deviennent de plus en plus moites et plus je pense à elles, plus elles sont mouillées. Mais quelle fichue tendance elles ont celles-là à me compliquer la vie, c’est déjà assez difficile comme cela de répondre devant toute une classe et elles en rajoutent une couche !

Bon sang, je ne devrais pas être si angoissée, j’ai bien appris ma leçon, je suis plutôt bonne élève alors je respire et tout va bien se passer. Ça y est, le maître a prononcé mon prénom, je me lève, je commence à réciter ma poésie tout en rougissant ; je m’efforce de me concentrer sur ma poésie, mais mes mains me posent problème : elles sont de plus en plus mouillées, je ne sais pas quoi en faire, je sens que des gouttes de sueur perlent de mes mains et viennent s’écraser sur le sol ; je les mets derrière mon dos pour que personne ne les voie (heureusement que je suis grande pour mon âge, ainsi je suis au dernier rang de la classe et personne ne voit mes mains en train de goutter lamentablement dans mon dos). Ça y est, c’est terminé ! Maintenant, vite le pied sur les minis mares de sueur qui sont tombées à mes pieds, si un camarade m’interroge, je lui dirai qu’il y a sûrement une fuite au plafond (!), j’ai peur qu’il croit que j’ai fait pipi par terre de trouille. A 10 ans, on est parfois un peu cruel et aussi un peu idiot…

Là c’était l’oral, mais ne pensez pas que pour l’écrit les choses soient plus faciles : une feuille a la fâcheuse tendance à absorber l’eau et donc quand il s’agit de la liste de courses qui semble sortir tout droit de la machine à laver ce n’est pas trop grave ne serait-ce que d’oublier les couches de bébé ou les croquettes du chat, mais imaginez votre feuille d’examen tellement trempée de sueur que votre stylo à bille BIC qui est sensé fonctionner quoique vous fassiez et bien là il rend l’éponge, il n’écrit plus et malgré que les réponses vous soient connues, impossible de les écrire et c’est encore pire quand l’instit exige le stylo-plume alors là c’est carrément la marée noire : illisible et je ne parle même pas de la tête de l’instit quand il récupère une copie avec le haut lisible et le bas devenu un vrai torchon et si en plus il demande ce qui est arrivé à au devoir, alors là c’est le vide sidéral et un sentiment de honte terrible après le moment de solitude extrême vécu seule devant ma copie à essayer de faire fonctionner mon stylo dans une piscine.

Pour l’écrit, j’ai trouvé la parade : le buvard (ce sauveur), sous prétexte de préserver mon devoir d’éventuelles taches d’encre, je sortais mon joker (le buvard) et ainsi je pouvais continuer d’écrire sans faire de gros pâtés sur ma copie.

Les années de primaires se sont déroulées ainsi à camoufler ce « petit » problème, en m’essuyant frénétiquement les mains sur mon jean (pour cela le jean est très pratique ; à nouveau problème quand maman m’obligeait à mettre une jolie robe, car une fois toute froissée après m’être épongée les mains dessus, elle était nettement moins jolie…).

Je me rappelle d’une camarade de classe en fin de collège qui s’était rendu compte (comme d’autres) que je transpirais beaucoup (le « il fait particulièrement chaud aujourd’hui », « je viens de me passer les mains sous l’eau », « je ne comprends pas d’habitude je ne transpire pas comme cela, ce doit être le trac », « c‘est la fièvre, je dois sûrement couver quelque chose »…finissaient par ne plus marcher).

Pour en revenir à cette camarade bien intentionnée, je me souviens de l’avoir effleurer (oui je ne l’ai pas précisé, mais quand on a la fâcheuse manie de voir ses mains se transformer en chutes du Niagara petit modèle, on ne touche pas les gens, on ne les effleure même pas…sous peine d’être regarder comme un extraterrestre voir un monstre hideux et dégoûtant…si si je n’exagère pas), bref cette copine de classe m’effleure la main et là les grands cris « ahhhh lalala….Je t’ai touchée! Je vais avoir la même MALADIE que toi …quelle horreur…ça y est voilà je sens que mes mains deviennent moites.. Mais quelle horreur (bis) je vais devenir comme toi, tu m’as contaminée en me touchant!!! »

Bon c’est la seule démonstration aussi vindicative à laquelle j’ai eu droit. D’habitude, quand quelqu’un me prend la main de manière accidentelle, que je n’ai pas eu le temps soit de m’essuyer les mains ou d’éviter le contact, la personne me regarde sans comprendre étonnée devant ce contact étrangement mouillé ; si la personne ne m’a pas touchée, mais a vu mes mains trempées de sueur, c’est la même chanson, elle ne comprend pas et me dit « mais elles sont mouillées tes mains ? » et moi de répondre « mais noonn… », la personne « mais si, j’ai bien vu », et moi « euh oui… enfin », en face « mais c’est de l’eau ? » « Oui en quelque sorte ». Généralement, la personne me regarde sans comprendre puis peu à peu la lumière se fait et là elle me regarde avec un regard de plus en plus dégoûté, car, mais oui c’est de la sueur et pas de l’eau: il est franchement impensable de transpirer autant…et berk vraiment dégoûtant !!!

Les années où j’ai commencé à m’intéresser aux garçons se sont compliquées vraiment beaucoup. Difficile de lui prendre la main sans qu’il ne s’enfuie à 10 km.

Quand il y avait une soirée et que c’était le moment des slows, j’étais très inquiète: que faire avec mes mains si un garçon m’invite à danser ?

Bon, je m’assois avec mes copines et nous attendons qu’un garçon vienne nous inviter. Tout à coup, j’aperçois le garçon qui me fait craquer depuis quelques semaines, je m’arrange pour le croiser dans les couloirs et il ne semble pas indifférent et maintenant le voilà qu’il s’approche vers moi. Déjà qu’il fait chaud et que mes mains sont déjà très moites, à cet instant c’est de pire en pire. Il va me tendre la main pour m’inviter, je ne peux pas la prendre sinon c’est l’horreur ; il faut que je me lève avant, mais si jamais je me lève trop tôt et que ce n’est pas vers moi qu’il se dirige quelle honte de me retrouver debout toute seule comme cela…mince il arrive, je suis ravie mais comme j’aimerais trouver une solution à ce problème. Le dernier médecin que j’ai consulté avec maman nous a dit qu’il ne fallait pas bloquer la transpiration ou je pourrais me retrouver avec plein de plaques sur le corps et que ce n‘était pas si grave…j’ai donc préféré m’abstenir, car je me suis retrouvée réellement couverte de plaques d’urticaire pendant 15 jours de la tête aux pieds et là avec les garçons c’était carrément fichu !

Pas si terrible qu’il disait, je voudrais bien le voir lui, en train de faire semblant de chasser les mouches ou une peluche de mon chemisier pour ne pas avoir à prendre la main tendue m’invitant à danser, chercher un truc pour poser mes mains sans tremper la chemise du garçon avec qui je danse, ou encore éviter de voler dans les décors en dansant un rock endiablé avec des mains aussi glissantes qu’une savonnette…bilan des courses : les danses à 2 ce n’est vraiment pas pour moi. Encore heureux que je n’ai pas vécu au temps de valses, tango et autres danses de société. Parfois lors de réunions familiales un tonton ou une tata m’invite à danser une valse malgré mes protestations comme quoi je suis nulle, etc.… Rien ni fait, il ou elle m’entraîne sur la piste et c’est parti pour quelque horribles minutes ou je sens mes mains de plus en plus trempées au contact de celles de mon partenaire de danse qui généralement ne me réinvite plus ni ce soir ni les autres fois.

Le problème avec la transpiration, c’est que plus on y pense pire c’est.

Avec les années, j’ai appris à mieux la contrôler en m’efforçant de respirer calmement pour essayer de me sentir calme et détendue mais ce n’est pas franchement efficace et  parfois c’est carrément Waterloo.

Quelques avantages : pas besoin de faire le geste quelque peu inélégant de se lécher les doigts pour tourner les pages d’un livre, les pages collent au doigt, il est souvent plus difficile de s’en décoller…tout comme les gommettes, la 1ère fois que j’ai aidé mon fils à coller des gommettes les premières sont restées collées à mes mains et ne collaient plus sur le papier après, il fallait que je les prenne du bout des ongles ; même problème avec les timbres: il m’est arrivé de coller un timbre sur une enveloppe, de le chercher partout et le retrouver coller sur le côté de ma main.

Quand je faisais des travaux de couture à l’école ou avec maman, j’avais mes aiguilles perso…si si personne ne risquait de me les prendre c’était les seules qui étaient rouillées!!! Par contre avec les perles minuscules, je suis la meilleure, je mets quiconque au défi : pas besoin de s’escrimer à essayer d’attraper du bout des doigts la perle, j’avais juste à poser le doigt dessus, elle restait collée.

Plus tard dans le travail, cela pose aussi problème : quand on tend une feuille (et que l’on ne peut se servir d’un buvard : vous allez remplir des formulaires ou signer un contrat de travail avec des buvards vous ?) et qu’on la rend un peu (voir beaucoup humide : plus le formulaire est long à remplir plus les dégâts sont importants). J’ai exercé le métier d’assistante dentaire pendant 9 ans et heureusement que mon praticien portait des gants, car lorsque je lui passais des instruments ils étaient parfois bien humides. Les gants que j’ai dû porter pendant mon travail au cabinet ou lors de mes remplacements saisonniers en milieu hospitalier m’ont posé des soucis : cela devenait insupportable de conserver des gants avec un hammam à l’intérieur, sans compter que lorsque je les retirais, les gants, c’était une vraie mélasse de sueur et de talc…dégoûtant et inconfortable +++.

Aujourd’hui ce sont les enfants que j’accompagne qui me regardent avec un air interrogateur en prenant ma main mouillée. Eh oui quand ils sont petits on tient les enfants par la main…naturel me direz-vous…OK, mais que répondre à « pourquoi tu as de l’eau sur tes mains » ou « lâche ma main, elle est toute mouillée à cause de toi » ??

Depuis début septembre je suis une formation me permettant d’acquérir ou d’approfondir certaines connaissances pour m’aider dans la gestion et l’administration de l’entreprise de mon mari. Un module concerne la communication et forcément une partie de l’examen se passe à l’oral. Ma hantise : mes feuilles de notes commençant à se gondoler sous la pression de mes doigts mouillés. Mais depuis le traitement par ionophorèse entamé avec mon Docteur, je me sens beaucoup plus sereine.

En ce moment où je suis en train de taper sur mon clavier d’ordinateur à l’évocation de certains souvenirs, il y a à peine 3 semaines, mon clavier se serait transformé en piscine informatique, mais ce soir, mes mains sont parfaitement sèches, seuls les bouts de mes doigts sont parfois encore un peu humides, mais cela fait seulement 6 séances que je fais ! Cela peut paraître incroyable, mais ne pas avoir une seule fois de la journée les mains trempées, c’est un confort inestimable (pour moi) et je ne me souviens pas l’avoir vécu avant.

Je n’ai pas beaucoup cherché auprès des spécialistes une solution : je n’osais pas évoquer le problème en sachant pertinemment bien que le médecin face à moi devait s’en douter après avoir laisser mes empreintes de pied sur son plancher ou les traces de mes doigts sur son bureau au moment de lui remettre mon chèque de consultation. Je crois que j’ai toujours espéré que l’on me proposerait une solution sans oser le faire directement, en même temps je suis consciente, même si c’est une gêne de tous les instants, que ce n’est pas le problème le plus grave auquel on peut être confronté dans la vie.

Voilà je regarde mes mains qui devraient dégouliner de sueur en ce moment, mais non rien… si mes chattes viennent me voir en train de travailler je vais pourvoir les caresser sans leur faire prendre un bain… Le week-end dernier, je l’ai passé à faire remarquer à mes parents et à mon mari que mes mains étaient sèches. Autant dire que je les ai un peu fatigués ! Avant au contraire je cachais mes mains…

Ah oui, j’oubliais j’ai suivi des cours de piano quand j’étais petite, il fallait passer un chiffon après mon passage pour essuyer les touches. Combien de fois dans la journée, il a fallu que je me passe les mains sous l’eau froide pour essayer qu’elles me laissent un peu tranquille vaquer à mes occupations sans venir interférer : faire du point compté avec les mains trempées : l’aiguille qui glisse, le support qui se tord, le coton qui s’effiloche… le jardinage : la pelle qui m’échappe des mains, les mains trempées dans mes gants de jardinage, les graines pour les oiseaux qui restent collées à la main si je n’ai pas mis de gants…moins de prise sur le volant de la voiture lors des créneaux et lorsque ma voiture n’avait pas la direction assistée je finissais carrément en nage… les cours en amphi à la fac en tee-shirt alors que tous les autres étudiants sont en pull-over en hiver : moins je suis couverte moins j’ai de risque d’avoir trop chaud et cela limite les risques de transpiration abusive, mais en contrepartie c’est le regard interrogateur ou moqueur des autres et la réponse « je ne supporte pas la chaleur et de toute façon je ne suis pas frileuse » alors qu’en réalité j’avais un peu froid, mais il faut voir le bon côté des choses : à la maison du coup je fais des économies de chauffage.

Heureusement que je suis une femme : j’ai moins de poignées de main à faire qu’un homme… car les bonjours et les au revoir où il faut serrer les mains sont toujours des passages délicats voir un peu humiliants. Par contre, il faut éviter de se toucher le visage avec les mains quand on met du fond de teint, sinon celui-ci se retrouve transféré du visage sur les mains.

Bon voilà j’ai parlé des désagréments d’avoir toujours les mains humides voir plus, mais concernant les pieds, le problème est identique. Il est nécessaire d’avoir des chaussures avec semelles en cuir, car si elles sont en synthétiques, la transpiration est telle que j’ai l’impression de patauger à l’intérieur de mes propres chaussures. Très désagréable et que dire lorsqu’il s’agit de petites chaussures d’été ouvertes, si la semelle est en plastique, alors là je finis les pieds dans un bain de boue : sueur et poussière mêlées, le résultat est loin d’être agréable.

Et si la transpiration ne prend pas de telle proportion, elle est suffisamment gênante pour avoir du mal à marcher, non par la douleur, mais parce que les pieds n’ont plus aucune adhérence dans la chaussure et que l’on glisse dans ses propres chaussures ; pas besoin de verglas. L’autre inconvénient majeur : les odeurs accompagnant tout cela, surtout l’hiver après avoir ses chaussures toute la journée.

10 pensées sur “Vos témoignages sur la transpiration excessive”

  1. Bonjour,
    J’ai 16 ans et je souffre aussi d’hyperhidrose aux pieds, aisselles et mains. Mes mains surtout me complexent énormément : je n’ose plus rien toucher quand je suis au lycée par exemple. Toutes les petites choses du quotidien prennent alors une proportion énorme (souris d’ordinateur, écrire ses cours, prendre la main de quelqu’un…). J’espère un jour y trouver une solution.
    Lire ce témoignage m’a beaucoup rassuré, Merci !!

  2. 16 ans, je souffre également d’hyperhidrose à mon plus grand regret; le pire c’est peut-être quand votre propre mère n’ose plus vous prendre la main, car elles sont moites alors que vous avez une petite dizaine d’années. Ou encore (en grandissant) quand vous faites un voyage avec votre classe et que vous devez vous déchausser dans la même chambre que six de vos camarades qui ne manqueront pas de vous faire remarquer vos odeurs corporelles et votre transpiration excessive. Enfin il tout de même bien pire.

  3. J’ai 46 ans et je souffre d’hyperhidrose depuis mon enfance (mains, pieds et aisselles). Il y a 3 ans j’ai découvert sur internet qu’il y avait un médicament qui à l’origine servait pour l’incontinence des enfants à stopper la transpiration excessive, depuis ce jour je le prends 2 fois jour et je peux vous assurer que je revis, je ne transpire plus du tout. Ce médicament peut être délivré par un endocrinologue ou un médecin généraliste, il s’agit du DRIP****. Je vous le conseille, car c’est vraiment efficace.

  4. J’ai 39 ans, et je souffre de transpiration plus qu’excessive sur tout le corps, jour et nuit. Je vis un véritable calvaire depuis très longtemps et j’ai décidé de ne plus subir, mais d’agir. Mais comment, mon médecin traitant n’a pas l’air de prendre au sérieux les gênes occasionnées et je ne sais pas vers quel spécialiste me tourner. Peut-être avez-vous des réponses à m’apporter.

  5. J’ai bien rigolée en lisant cet article, car c’est exactement le même parcours et supplice que moi! Wow, je suis si impressionnée de voir que je ne suis pas seule au monde. Mais en plus, je transpire abondamment des aisselles aussi, vraiment pas élégant, donc je me résigne à porter du noir le plus possible. Toutefois, malgré l’ampleur du problème j’hésite encore à prendre des mesures drastiques…
    MB

  6. Mon hyperhidrose.

    Depuis l’enfance, mes mains et mes pieds étaient moites, ce fut pour moi un réel handicap, et de plus en plus avec l’âge, car le rapport aux autres devient plus difficile.

    Mon problème a pris de l’importance au collège, bien que présent depuis l’école primaire, et s’est encore accentué par la suite avec le lycée et l’université. Je redoutais toujours le moment ou je devais serrer la main de mes amis, même les plus proches, professeurs ou même n’importe qui dans la vie de tous les jours. Je tendais toujours une main moite en essayant d’abréger le plus possible cet instant très désagréable. Je n’aimais pas l’image que je renvoyais même si c’était certainement plus gênant pour moi que pour ceux que je saluais. J’ai pris conscience tardivement que ce dont je souffrais était une maladie, l’ hyperhidrose, une maladie physique, mais qui avait beaucoup d’effet sur mon mental. Il faut dire que mon entourage ne prenant pas la chose très au sérieux me disait que ça allait passer, en réalité il ne pensait pas à une maladie.

    J’ai essayé une multitude de recettes (crèmes…) mais toujours sans effet. Puis je me suis documenté sur la ionophorèse, j’ai appris que c’était un traitement médical où mes mains et mes pieds seraient exposés à un petit courant électrique et qui aurait un réel effet sur la transpiration excessive. Un peu sceptique, je n’ai pas fait immédiatement la démarche d’aller voir un médecin, mais ne supportant plus l’ensemble des inconvénients quotidiens de la maladie, j’ai décidé de sauter le pas.

    J’ai alors commencé un protocole de traitement, à savoir une petite dizaine de séances programmées, de plus en plus espacées dans le temps, à respecter scrupuleusement pour parvenir à un réel résultat. Le processus est simple et indolore, on peut simplement ressentir de petits picotements dans les mains. Dès la troisième séance, j’ai remarqué un effet sur mes mains, un peu plus tard pour les pieds. J’ai poursuivi scrupuleusement le protocole et le résultat est aujourd’hui vraiment positif, je n’ai plus de problème de mains ou pieds moites. Mes mains sont parfois un peu humides, mais comme celles de tout le monde.

    La maladie ne disparaît pas définitivement, il faut programmer une nouvelle séance quand le besoin s’en fait sentir pour « entretenir » l’effet du traitement, mais cela n’intervient pas avant un certain laps de temps qui tend à s’agrandir.

    En résumé, je pense que ce qui est important est la prise de conscience de la maladie peu importe l’âge, disposer de bonnes informations, et en ce qui concerne l’expérience ionophorèse, respecter scrupuleusement le protocole établi pour garantir un réel résultat et enfin profiter de la disparition de l’ensemble des désagréments quotidiens dus à la transpiration excessive. C’est en effet aujourd’hui un réel plaisir de ne plus sentir cette gêne, et de se sentir confiant !

    Antoine, 22 ans

  7. Solution antitranspiration mains et pieds

    Bonjour!
    Un moyen efficace pour se débarasser de l’hyperhidrose, quel que soit sa virulence, est le traitement par ionophorèse. Il s’agit d’un appareil électronique qui délivre des ions et referme à terme les pores de la peau. Sans effets secondaires, l’ionophorèse est appréciée pour son innocuité.

  8. Bonjour,
    J’ai 27 ans et ai souffert (moralement) d’une hyperhidrose majeure aux mains et aux pieds, de 12 ans à 22 ans. Imaginez tenir une fille par la main ou passer son permis avec des gants, s’essuyer 4 fois avant de serrer la main, passer le bac avec des buvards… C’est bien simple, les médecins n’avaient jamais vu ça, mes mains gouttaient comme un robinet qui fuit.
    L’hyperhidrose est due à une suractivation du nerf sympathique (pas très sympa avec moi) situé le long de la colonne vertébrale et touche 1% de la population. C’est pas grave pour la santé, juste hyperchiant socialement. Après avoir tout essayé sans succès (crèmes, béta-bloquants, ionophorèse) j’ai opté pour une solution radicale : la sympathectomie. On m’a opéré pour placer des petites agrafes sur ce nerf (2 à droite, 2 à gauche) pour bloquer son activité seulement au niveau des mains. Pour les pieds, mon chirurgien n’opère pas car risque de stérilité… et puis j’m’en fous j’mets des chaussettes!!! Résultat: mains ultra-sèches et une nouvelle vie qui a commencé. Un bonheur malgré les douleurs post-opératoires très importantes pendant un mois et des sensations de brûlures sous les aisselles en fonction de certains mouvements mais on s’habitue très vite. Bref, je revis depuis cette opération. Le plus long a été d’attendre la fin de ma croissance (22 ans) car le nerf sympathique agit aussi sur la croissance. Par contre un autre patient qui s’est fait opérer en même temps que moi a eu plus de mal à s’en remettre, avec des douleurs importantes et persistantes au thorax et dans le dos, donc si la ionophorèse marche suffisamment à votre gout pour avoir une vie sociale correcte, je vous conseille de vous en tenir à ça. C’est beaucoup moins douloureux et y’a pas de risques comparé à une semaine d’hospitalisation avec double anesthésie générale, décollement de la plèvre, drain thoracique et convalescence de deux mois. Mais rassurez vous si vous voulez vous faire opérer, j’ai repris le sport un mois après l’opération et maintenant c’est un vrai bonheur.

    1. Merci Lionel pour ce commentaire.

      Nous sommes très contents pour toi que l’opération ait réussi. J’apprécie tes propos modérés au sujet d’une telle aventure. En effet, la sympathectomie présente de nombreux inconvénients dont ceux que tu cites, mais surtout l’hyperhidrose compensatrice qui apparaît dans plus de 60 % des cas, qui est absolument imprévisible et peut engendrer un handicap plus important que l’hyperhidrose d’origine dans 1 % des cas.

      C’est pourquoi, il faut insister sur le fait que devant tout problème d’hyperhidrose, il faut, comme le conseil l’ensemble de la communauté médicale, toujours commencer par les traitements les moins agressifs et ce faire aider par des personnes compétentes de façon à être certains que leur mise en oeuvre soit la plus efficace possible.

      Une petite rectification par rapport à la sympathectomie lombaire (pour les pieds) le risque est l’impuissance et non la stérilité.

      Voir le billet : la sympathectomie thoracique une operation a envisager avec circonspection

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